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Rendez-vous salarial de ce lundi 18 juin : encore un rendez-vous manqué !

 

Les revendications portées par l’UNSA à cette réunion ICI.

 

 

Le rendez-vous salarial de ce lundi 18 juin ne s'est donc pas traduit par l'annonce d'une mesure générale. Les ministres s'étant déjà plusieurs fois exprimés dans les média, il n'y a pas vraiment de surprise.

Après 2 années de gel de la valeur du point d'indice en 2017 et 2018, rien n'est donc prévu pour 2019.

Le gouvernement poursuit sa politique de gel de la rémunération des agents publics en refusant toute mesure générale alors que l’inflation est de retour (2% sur un an). Il creuse ainsi un peu plus les inégalités. Depuis un an, aucune de ses décisions n’aura été positive pour les agents qui pourtant s’investissent au service de notre pays.


L’UNSA regrette cette obstination qui parait aujourd’hui de plus en plus idéologique.


Plus de 50% des agents publics ont une faible rémunération et ce sont eux qui seront les plus touchés. L’UNSA considère que les employeurs publics ne peuvent pas ignorer leurs difficultés. C’est pourquoi l’UNSA a demandé au gouvernement une seconde réunion salariale en octobre 2018.

L’UNSA acte les 2 seules mesures annoncées mais qui ne constituent en aucune façon la mesure générale qu’elle souhaitait et qui ne répondent pas à l'enjeu de ce rendez-vous salarial :


1) La revalorisation des grilles indiciaires liée à PPCR
sera bien poursuivie et menée à son terme en 2021 ou 2022.

La réaffirmation de l’application du protocole PPCR, protocole négocié avec le précédent gouvernement et mis entre parenthèse pour 1 an en 2018, améliorera effectivement les carrières de tous les titulaires. Les 11 milliards d’euros que représente cette annonce s’étaleront sur toute la durée du quinquennat (dont 859 millions pour l’année 2019) mais ne concerneront pas les agents contractuels qui restent dans «l’angle mort».

Plusieurs métiers bénéficieront des mesures PPCR dès 2019. Ainsi les métiers de la filière sociale de catégorie B passeront en catégorie A dès le 1er février 2019. Tous les textes non encore publiés le seront avant la fin de l'année avec, éventuellement, une application rétroactive.


2) La GIPA
(Garantie indi­vi­duelle de pou­voir d’achat) pour 2018 devrait être mise en paie­ment avant la fin 2018.

Trois autres mesu­res com­plé­men­tai­res ont été déve­lop­pées :

a) L’assouplissement du CET (Compte Epargne-Temps) permettra à certains agents de mieux monétiser leurs jours stockés, cependant cette mesure ne concerne qu’une partie des agents publics. Elle apparait particulièrement injuste pour toutes celles et tous ceux qui n’ont pas pu ouvrir de CET, et notamment les agents qui exercent à temps partiel. Elle ne participe pas non plus à la lutte contre les inégalités hommes femmes, au contraire elle les renforce, alors même que le gouvernement a fait de l’égalité professionnelle une grande cause nationale :

b) La revalorisation de certains frais de mission, bien qu’indispensable et attendue depuis 10 ans, avait été décidée en octobre 2017 et pour l’UNSA elle ne constitue en aucun cas une mesure salariale. De plus, elle aura une portée limitée à l’actualisation de quelques taux:

c) Enfin, la question du loge­ment a été abordée avec la confir­ma­tion de l’amé­lio­ra­tion de l’AIP (Aide à l’Ins­tal­la­tion des Per­son­nels) et avec l’annonce de l’ouver­ture d’un chan­tier pour faci­li­ter l’accès des agents publics au "loge­ment inter­mé­diaire".

Pour l’UNSA, ce rendez-vous salarial est à l’image du dialogue social actuel, un rendez-vous manqué.

L’UNSA appelle le gouvernement à reconnaitre réellement tous les agents publics et à ne pas s’en tenir à des déclarations de façade, grâce à une amélioration de leur rémunération pour l’année 2019.

Paris le 18 juin 2018